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Titre marie galante


Marie Galante est une île dépendante de la Guadeloupe.



A moins d'une heure de bateau de Pointe à Pitre, un quart d'heure d'avion, c'est aussi "l'île aux cent moulins".

Delphine voulait y aller depuis longtemps, cette année, malgré air france, nous y sommes arrivés.
Je commence par un petit conseil pour vous y rendre :
PRENEZ L'AVION !


Le voyage en bateau, s'il est relativement court, permet de remplir quelques sacs vomitoires si l'on est un peu sensible à la mer. On a fait mieux pour commencer des vacances. Heureusement, Delphine, même si elle était un peu palôte, ne fût pas malade. Je ne peux pas en dire autant pour moi.
Le bateau du matin est trop tôt lorsque l'on habite Saint-Claude, nous prenons donc la traversée de l'après midi. Arrivé sur place vers 17 heures, des voitures de location vous tendent les bras sur le débarcadère. ZanziCar fût mon choix, je n'ai pas fait de comparaison, cela n'empêche pas de discuter un peu.
Première chose : nous cherchons directement notre logement.

Mais comment ai-je trouvé un logement à Marie Galante ?
Appelez directement le syndicat d'initiative. Non content de chercher pour vous ce que vous désirez, l'hôtesse se fait un plaisir de vous recontacter avec tous les renseignements nécessaires ! Les gens de Marie Galante ont l'air sympathique.
Pour nous, ce fût la maison Peter, des gens fabuleux, d'une gentillesse comme on imagine plus, même aux Antilles. Une fois installés, un gros dodo s'impose, de toute façon, nous n'avons pas les estomacs pantagruéliques.

Le second jour, vers 8 heures, le beuglement d'une vache nous extirpe des bras de Morphée. Ça ! C'est du réveil matin !!! Après une petite toilette, direction la ville, enfin le village, disons plutôt le bourg, c'est mieux. Facilement, on trouve à petit-déjeuner. Tout va bien, allons nous promener.

Commençons par les éoliennes.
Dans la série tout va bien, les éoliennes sont en révision et ne sont donc pas vraiment visibles, du moins, de près. Quelques photos pour le souvenir, le bruit fait par les trois en fonction sur la photo est très impressionnant.
Ensuite, nous repartons, cette fois-ci à la recherche d'une fermette ou l'on peut, d'après un prospectus, faire un petit tour de charrette à bœuf. Loupé, après quelques kilomètres, je me rends compte que nous ne trouverons jamais. Abandon par K.O., malgré les multiples poses pour consultations de cartes et demandes de renseignements auprès des habitants. Il faut savoir que Marie Galante est pourvu de petites routes intérieures difficiles à suivre sur la carte. A savoir aussi que les Marie Galantais prendront toujours le temps de vous indiquer la route que vous avez perdue, avec le sourire et la gentillesse qui les caractérisent. Quitte à ne pas me faire des copains sur ce coup-là, les habitants de la Guadeloupe "continentale" devraient prendre exemple. Le sourire et la gentillesse ont laissé place aux sarcasmes, racisme et autres agressions morales comme physique depuis longtemps sur le "papillon" !

Bref, nous sommes à Marie Galante, profitons-en ! Nous continuons donc notre route par les bords de côtes pour arriver à la plage Moustique !
Superbe plage, propre, (ne cherchez pas les sanitaires, c'est le seul point négatif dans ce coin de paradis). Sable blanc, rouleaux raisonnables, attention aux courants tout de même, vue magnifique. Tout va bien. Nous en profitons pour faire une petite pose, désolé, l'eau est un peu froide à mon goût, je sais que je devrais avoir honte de dire ça mais bon!
Vers midi, décollage vers le repas, nous rentrons en direction de Grand Bourg pour trouver un petit lolo tenu, je crois par des belges, incroyables. Poulet frites pour Delphine & brochette de bœuf pour moi. Repartons vers de nouvelles aventures.
La Maison MURAT est tout près de la maison Peter où nous habitons, elle nous occupera bien quelques temps !
En fin de compte, nous y passerons l'après-midi au grand complet. Les vieilles bâtisses en cours de restaurations, les explications, tant sur les murs par des textes et gravures que par le multimédia en place, un grand parc de verdure et une charmante hôtesse à la bibliothèque nous ferons prendre notre temps. Delphine, après avoir posé devant tout ce qui était "photographiable", se lance dans la découverte de l'histoire locale, avec la canne, le rhum, l'esclavage... L'ordinateur lui plaît mais pourquoi il n'y a qu'un bouton sur la souris de celui-là, Papa ?
Ayant encore une petite soif de savoir, Delphine se lance dans la bibliothèque. Une encyclopédie de peinture attire son attention, je me penche sur un gros livre racontant l'évolution des bateaux à voile.
Décidément, la Maison MURAT est à visiter, mélange de passer & d'avenir, passionnant.
Il est malgré tout assez tard, nous rentrons prendre une petite douche avant d'aller dîner. Après Zanzicar pour la voiture, nous nous rendons au Zanzibar pour dîner. Ambiance sympathique, prendrez-vous l'apéritif ? Un Ti'Punch au rhum Bielle est à déconseiller aux âmes sensibles. 59° et en plus on vous pose la bouteille sur la table. Un peu de sucre de canne (forcément), j'écrase mon quartier de citron et commence à faire mon sirop. Au moment de verser ce merveilleux alcool, j'hésite et me sers "raisonnablement". C'est tant mieux, j'y serais peut-être encore pour le finir ! Très bon mais le plus fort que je connaisse. Le repas est très bien dans un cadre sympathique et un personnel très aimable. Il est temps d'aller dormir !
Le lendemain, nous partons pour visiter les distilleries. La distillerie du Père Labat, d'une grande renommée, permet la visite de ses locaux. On peut y voir les différentes machines, nouvelles et anciennes, la production et quelques souvenirs qui sont vendus sur place, à un prix raisonnable.
Delphine décide de m'offrir un petit service de 6 verres à Ti'Punch. Merci ma Chérie.
Encore quelques séances photos sur place avant d'aller manger.
Nous verrons aussi la distillerie Bielle, mais la visite est moins intéressante.
Le temps passe et il faut donc rendre la voiture, nous passons au préalable, à l'appartement pour récupérer les affaires et faire un petit peu de rangement. M. et Mme PETER nous offre l'apéritif du départ, nous discutons des tendances que prend la Guadeloupe pour le tourisme et la montée de la délinquance. Décidément, ces gens sont très aimables. Nous rendons la voiture à Zanzicar sans histoire.
Le bateau arrive au port de Grand Bourg, il est baptisé l'acacia et est d'une génération plus récente que le Maria du voyage aller. Le voyage se passe sans encombre. A Pointe à Pitre, retour dans les embouteillages. Une bonne soixantaine de kilomètres et nous retrouvons enfin Saint Claude.

Marie Galante, franchement, c'est bien !

Date de création : 09 mars 2000
Date de dernière modification : 20 juillet 2006
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